lundi 9 janvier 2012

Mission décembre 2011



Une mission s'est déroulée fin décembre 2011 à Ouagadougou où Boubacar Ousmane et Ablaziz Amadou (respectivement gestionnaire du projet et responsable technique) m'ont rejointe. (Mission au Burkina Faso toujours pour des raisons de sécurité).




Cette mission a permis de faire le point sur le positionnement actuel des actions que nous menons depuis 2006 au Niger, dans la Région de Dosso, et de préparer l'année 2012.

POSITIONNEMENT ACTUEL

I) Les Centres d'apprentissage et de développement rural (CADER)

Outre les commandes villageoises, on assiste à une spécialisation progressive des centres :

- A Tchambanga :
- fabrication de charrettes et de fours à économie de bois,
- déplacements sur les marchés environnants avec le  matériel : multiples réparations de charrettes, vélos, portes de cases .... et  de bonnes recettes.
Le moment est venu pour eux de prendre un ou deux apprentis.

Les jeunes artisans en action sur le marché de Yambaré (à 15 km de piste de Tchambanga)

- A Daoudadey :
-  fabrication des boîtiers des lampes solaires,
- transmission des savoir-faire : ce centre se spécialise dans la formation des apprentis en menuiserie bois, couture et broderie. Chaque jeune artisan forme actuellement un (ou une) apprenti(e).
Cette formation des apprentis est suivie par Ablaziz qui  initie les jeunes artisans (nos anciens stagiaires)  à la transmission de leur savoir-faire.

Les jeunes apprenties formées en broderie par Mariama

- A Tchangalla :
-  fabrication des pieds des lampes solaires et des tables commandées pour les écoles .
-  poursuite de la formation à la production de plants arboricoles sur le jardin école.

La pépinière du jardin école

Il reste à équiper ce centre d'un  groupe électrogène afin de  pouvoir exercer la menuiserie métallique pour laquelle les jeunes ont été formés par leurs collègues de Tchambanga (recherche de fonds en cours).

L'ensemble des activités est coordonné par l'Union des coopératives, en particulier les commandes d'équipement des écoles passées grâce à vos dons et aux actions que nous menons..

II) Les sites de maraîchage

La nouvelle saison a commencé en novembre et l'activité a repris sur les sites de maraîchage que nous avons contribué à mettre en place (voir article sur Tidirka).

Tout ce que nous avons impulsé est "vivant" et autour de ces réalisations, les villageois ont pris conscience de leur capacité à agir pour l'amélioration de leurs conditions de vie. Au total, environ 400 familles ont bénéficié de nos actions (4 000 personnes sur la base de 10 personnes par famille).
L'autre point important est la mise en capacité  des jeunes que nous avons formés à transmettre à leur tour leur savoir-faire.

PROGRAMME 2012-2014
Des projets sont en cours, à la demande des villageois qui nous ont sollicités  :
- ouverture d'un nouveau CADER à Adiga Lélé (département de Gaya),
- développement de pépinières maraîchères pour renforcer l'agriculture familiale et mieux lutter contre la malnutrition (la saison céréalière a été déficitaire et le risque de pénurie est présent).

L'ouverture d'un autre CADER est à l'étude à la demande d'une association d'éleveurs qui se sont sédentarisés dans la Région d'Agadez suite à la perte de leurs troupeaux pour cause de sécheresse.

Les dossiers de recherche de financement sont en cours.

Ces nouveaux chantiers, gérés en autonomie croissante par l'équipe d'encadrement nigérienne, serviront de supports à la formation à la conduite de projets que nous leur dispensons. Ils pourront alors, dans l'avenir,  répondre eux-mêmes aux opportunités qui pourront se présenter localement sur la base des implantations réalisées avec MADELA.

Ainsi,                                                                                                   
      grâce à votre générosité  et à la confiance de nos bailleurs,    
une dynamique de développement    est en place dans notre zone d'intervention, dynamique qui s'appuie sur les jeunes et les villageois qui sont en phase d'autonomisation. et sur les compétences acquises  par l'équipe d'encadrement, gage de pérennité.                                                                                              

Pour 2012 également,
                 des concerts et des actions en France ..... à suivre ....

mercredi 14 décembre 2011

Maraîchage à Tidirka

Dans le cadre du suivi des activités, les responsables de l'Union, Ousmane et Ablaziz,  ont fait une visite sur le site de Tidirka que nous avions financé en 2009.

Les villageois étaient sur le site et préparaient le terrain pour la  culture maraîchère en saison hivernale.


Nettoyage du site



Préparation des planches


Une réunion a été organisée à l'issue de la visite


Les villageois ont commencé tardivement la préparation du site du fait des travaux champêtres qui se sont prolongés cette année avec, de surcroît, la perspective d'une récolte en céréales déficitaire.

Les exploitants ont fait part du manque de semences et surtout du manque de plants qui leur auraient permis d'avoir des légumes plus rapidement.

Ousmane et Ablaziz ont pu leur fournir des semences et ont expliqué que le projet de pépinière en cours de recherche de financements devrait se réaliser pour la saison prochaine ce qui permettrait de démarrer les cultures dès le mois d'octobre et de faire deux récoltes de légumes pendant la saison hivernale et même d'envisager la culture en saison pluviale (de juin à septembre).

Un espoir important alors qu'une crise alimentaire s'annonce ...

Revoir la réalisation du site, cliquez ci-dessous :



 

mercredi 26 octobre 2011

Afrique : sortir de la pauvreté par le développement rural

Le premier pays où nous avons mis en œuvre notre programme est le Niger.

Fichier:Niger carte.gif

Le Niger (capitale Niamey) est un pays enclavé du Sahel. Il compte 15 200 000 habitants (projection 2011), et l’IDH place ce pays 167ème/169. (l’Indice de Développement Humain recense tous les critères du sous développement : taux de natalité, de fécondité, de scolarisation, d’analphabétisme, revenu par habitant …).

La population est essentiellement rurale (90%). Dans les villages survit un capital humain isolé et abandonné. Les jeunes garçons sont désœuvrés et attendent de partir en exode ; les jeunes filles sont vouées aux corvées et au mariage précoce.

Le village se trouve alors vidé de ses forces vives. Restent au village les femmes, les jeunes enfants et les personnes âgées. Le village se dégrade, les investissements qui ont pu être réalisés dans le cadre de différents projets ne sont pas entretenus et les villageois perdent tout espoir. L’artisanat est pratiquement inexistant.
La seule période d’activité est la saison des pluies, de juin à septembre. La population est alors mobilisée pour pratiquer la culture des céréales qui permettront de se nourrir le reste de l’année.

Les villages sont isolés, les déplacements se font en empruntant des pistes de sable et la population vit en économie de survie et est malnutrie. On compte entre 1 500 et 3 000 habitants par village.

Les sociétés villageoises sont traditionnelles, hiérarchisées et organisées autour du Chef de village et des Anciens qui sont les Sages. Les femmes et les filles sont surchargées de travail et le taux de fécondité est au Niger le plus élevé du monde.

Pourtant, au niveau local, des solutions existent.

Nous sommes en présence d’un capital humain abandonné alors qu’il aspire à un avenir meilleur. Les villages étudiés ont un profil particulier : bien que très pauvre, la population est sortie de l’extrême pauvreté grâce au travail des différentes Ong qui sont intervenues (accès à l'eau par des puits ou des forages,case de santé), et les villageois commencent à percevoir que « c’est possible » mais ils sont totalement dépourvus pour agir.

Le programme que nous avons conçu s’applique à ce type de village qui, bien que toujours vulnérable, est sorti de l’extrême urgence. L'objectif est de créer avec eux une dynamique de développement en phase avec leur culture, dynamique qui se diffusera ensuite de façon plus large.

A l'issue d'une réunion villageoise, une femme nous a dit :

"Arrêtez de nous donner, apprenez-nous à faire !"

Nous l'avons écoutée.

mercredi 12 octobre 2011

Aider en Afrique, est-ce encore possible ?


OUI ! C'est le Projet de notre association M.A.Dé.L.A. (Loi 1901 Siret : 495 200 990 000 10)

- Freiner l'exode des jeunes et créer les conditions pour qu'ils restent dans leurs villages.

- Lutter contre la malnutrition et soutenir des projets villageois générateurs de revenus.

Notre programme 2010-2012 "PAR EUX et POUR EUX" est en marche !

1 Du travail, des revenus, des perspectives de développement pour les jeunes artisans
que nous avons formés.

Ils ont créé leurs micro-entreprises rurales qui sont regroupées dans une Union (qui fait la Force ...)

Au service des villageois, ils fabriquent aussi des articles destinés à un plus large public :

- Lampes solaires

- Fours à économie de bois

- Mobilier pour les classes

2 Actions en faveur d'une exploitation agricole raisonnée et organisée :

- Réhabilitation de 4 ha et formation

- Créations d'exploitations de pépinières maraîchères et arboricoles

3 Vous aussi pouvez nous aider, aider ces jeunes africains courageux à vivre au pays en
adhérent à l'Association M.A.Dé.L.A :

- Une simple Cotisation annuelle  : 20 €

- Un Don de soutien "qui a du sens" : 80 € ou +
(en un ou plusieurs versements et vous recevrez bien sûr un Reçu fiscal)

Adhésion sur papier libre, avec vos nom, prénom, adresse + courriel, à renvoyer à :

Association M.A.Dé.L.A.
Garatia - 64120 LARRIBAR
courriel : madela.af@hotmail.fr

En vous remerciant de votre intérêt, de votre participation et implication dans ce magnifique projet humanitaire qui est de mener des Actions de Développement ruraL en Afrique.