jeudi 30 août 2012

Réagir !


Après les violentes inondations qui ont frappé leur pays (voir article précédent), les Nigériens réagissent ... dans la limite de leurs possibilités !
Ci-dessous le dernier compte rendu que nous avons reçu.

L'ONG A.Pro.Dé.R parmi les sinitrés de Dosso
Auteur : Boubakar Ousmane 28/08/2012
Dans le cadre du projet MADELA, l’ONG A.Pro.Dé.R mène depuis 2006, des  actions en faveur du développement rural :
-  6 sites maraîchers ont été mis en valeur, il s’agit des sites des villages de Gollé, Tchara Beri, Yambaré, Souley Garou, Tchangalla et Tidirka 
- 4 coopératives de production et centres d’apprentissage pour les jeunes ruraux déscolarisés  en activité dans les villages de Daouda Dey, Tchangalla, Tidirka, et Tchambanga.
Toutes ces actions ont été possibles grâce au financement de l’association M.A.Dé.L.A qui, dans sa démarche de pérennisation du projet, a laissé tous ces acquis à l’ONG A.Pro.Dé.R.
Ainsi,  l’équipe de  l’ONG A.Pro.Dé.R pourra s'appuyer sur tous ces joyaux, qui font la fierté de toute une communauté pour continuer à agir en faveur du développement rural..
Or, suite aux fortes précipitations enregistrées à Dosso cette année une partie de ce joyau a été ravagée par les eaux. C’est ainsi que le 21 juillet 2012 toutes les cultures des sites de Souley Garou et Yambaré ont été inondées, puis le 13 aout 2012 les trois bâtiments du centre de Tchambanga sont tombés sous des pluies torrentielles  alors que les jeunes exécutaient plusieurs commandes: tables d’alphabétisation, charrettes, pieds de lampes solaires.
Actuellement ces commandes en cours, les équipements et aussi des tissus pour la couture sont sous les décombres des ateliers détruits rendant inactifs les jeunes artisans.


Face à tous ces dégâts l’ONG A.Pro.Dé.R , n’est pas restée les bras croisés.
C’est ainsi qu’après avoir réinstallé provisoirement les jeunes artisans dans un local prêté par Plan Niger, l’équipe de l’ONG et les jeunes du village se sont mobilisés pour le déblayage, afin de redémarrer au plus tôt les activités à l’emplacement des bâtiments détruits.  


 Malgré nos efforts nous faisons appel à tous les projets, ONG, associations et à toutes les bonnes volontés, appui matériel ou financier  pour la reconstruction de ce centre en matériaux définitifs et le redémarrage des sites de maraîchage afin de ne pas perdre les acquis et de contribuer, au moins localement,  à la lutte contre la famine.

Commentaire de MADELA
 Nous collectons des fonds pour répondre à la situation :
Vous pouvez faire un don (nos coordonnées figurent ci-contre, dans la marge)
et/ou participer en faisant des propositions de concerts ou autres manifestations.
D'avance, merci


samedi 28 juillet 2012

Le Compte-rendu de l'A.G est disponible !

Chers ami(e)s,

Vous pouvez consulter dès aujourd'hui le compte-rendu de notre A.G du 06 juillet en cliquant  ICI sur ce LIEN

En vous en souhaitant une lecture aussi instructive que nécessaire à notre vie associative.

Cordialement

P.S Soyez libres d'adhérer dès que possible, selon vos moyens,
en cliquant ICI sur ce lien de téléchargement !

lundi 23 juillet 2012

MADELA, 
 
Un projet qui se réalise pas à pas au Niger,
Une histoire qui se construit avec les Nigériens

MADELA est une association humanitaire dont le but est de venir en aide, en Afrique, aux populations en grande difficulté, dans les domaines de l’éducation et de la malnutrition.

Nous nous sommes appuyés sur l’étude préalable de terrain qui avait été faite en 2006 lors d’une mission dans des villages de brousse du département de Dosso ; il en était ressorti que les jeunes déscolarisés et les villageois demandaient à « apprendre », à devenir « acteurs » dans les réponses à donner à leur grand dénuement. Cette étude avait été complétée par l’analyse du programme national nigérien « SDR – Stratégie de développement rural » afin de mettre nos actions en phase avec la politique gouvernementale.

C’est pourquoi notre démarche a été, dans la zone étudiée, de :
1 – mettre en place, dans les villages, les moyens humains du développement rural permettant de produire localement des biens indispensables pour apporter des réponses aux besoins ;
2 – mettre en place une organisation d’ensemble capable de coordonner et développer les activités des acteurs afin que, d’une part, le fruit de leur travail profite au plus grand nombre et, d’autre part, qu’une ONG nigérienne soit installée pour répondre, le moment venu, à des appels d’offres dans le cadre de la SDR..

Ainsi, le moteur du développement rural est en place
dans le département de Dosso.


Certes, une grande partie repose toujours sur des dons mais ces dons sont en fait des commandes pour l’Union : « Ce sont eux qui travaillent pour construire leur avenir et pour leur pays».

La situation des écoles de brousse est désastreuse et, de l’état de malnutrition, les Nigériens sont passés à l’état de famine.


Une action humanitaire est urgente :

- en faveur des écoles
- 50 % des enfants scolarisés en brousse (soit 7 500) n’ont ni table, ni banc ;
- 70 % des enseignants n’ont ni bureau, ni armoire, ni tableau ;
- absence quasi-totale de cantines scolaires : les enfants qui parcourent en moyenne 6 km à pied pour aller à l’école ne font qu’un repas par jour, toujours le même, à base de bouillie de céréales ;
- les structures de formation professionnelle en brousse sont inexistantes pour les jeunes déscolarisés.

- en faveur de l’ensemble de la population
- lutte contre le déboisement
- lutte contre la famine.

Ainsi, les motifs de passer des commandes et de donner du travail aux structures que nous avons mises ne place ne manquent pas.

Faites un don à double impact :

1) Vos dons permettent de passer des commandes aux jeunes artisans nigériens : tables, bancs, lampes solaires

2) Ils travaillent et, quand la commande est terminée, les équipements scolaires produits sont offerts aux écoles de brousse.

Aujourd’hui un avenir meilleur se dessine PAR EUX ET pour eux.

             Ne les laissons pas tomber !

DONS, ADHÉSIONS, ACTIONS ...  Libre à vous, à chacun, de participer et d'agir selon sa conscience et en accord avec ses moyens, mais soyons solidaires en ... Humanité 

Le compte-rendu de l'Assemblée Générale du 06 juillet EST disponible en téléchargement ICI depuis notre blog, d'ici là vous pouvez laisser vos commentaires ... @ bientôt.

+++ 

lundi 14 mai 2012

DON : Une classe équipée !


COMPTE RENDU
Auteur : Ousmane Adamou – Gestionnaire projet au Niger

Le jeudi 26/04/12, l’Association M.A.Dé.L.A/ France (Mener des Actions de Développement durabLe en Afrique) à travers l’ONG A.Pro.Dé.R/ Niger (Action pour la Promotion du Développement rural) a fait un don de 20 tables bancs à l’école primaire de Gourou Mallam.
Le village est situé à 9 km de la commune de Dioundiou, à environ 98 km de Dosso.
Les  20 tables bancs ont été fabriquées par les jeunes artisans de l’Union Bonferey, qui fait partie aujourd’hui de l’ONG A.Pro.Dé.R.  

L’union est le regroupement des coopératives des artisans que nous avons formés depuis 2006 en menuiserie bois et métallique, couture et broderie et fabrication de lampes solaires de 2006. 
Aujourd’hui ces jeunes arrivent à réaliser des commandes et à former leurs congénères.
C’est ainsi qu’une fois de plus l’Association M.A.Dé.L.A a passé une commande à l’Union pour la réalisation de vingt tables bancs.
Il est à noter que c’est l’ONG A.Pro.Dé.R qui a assuré le suivi et la livraison des commandes.
L’école primaire de Gourou Mallam a été créée en 1999 et compte 2 classes avec trois niveaux, pour 2 enseignants.
                           Tableau des effectifs
Cours
Filles 
garçons
CP
CE2
CM2
11
02
00
22
14
16
Total
13
52
Total général
           65                              
Il faut comprendre ici que les élèves du CE2 et du CM2 partagent la même classe. 
L’établissement dispose au total de 10 tables, dont 2 pour les enseignants et les huit autres sont partagées entre les 32 élèves du CE2 et du CM2. La classe a deux tableaux, les élèves se font dos pour prendre les cours.
Ce qui fait que les 33 élèves du CP prennent les cours à même le sol.

Avant ...

Après !
Etaient présents : Le Préfet de Dioundiou, le Chef du village, l’Imam et les enseignants.
Apres la remise des tables bancs nous avons tenu une réunion avec les parents d’élèves, afin de les sensibiliser sur l’entretien du matériel, l’entretien des bâtiments et l’inscription des enfants en général et des filles en particulier.



Le mot de Madéla :
Cette dotation a pu être faite grâce à la générosité de nos adhérents. 
Sur cette commande de 700 000 Fcfa ((1 068 €)), les jeunes artisans ont eu du travail et ils ont gagné 140 000 Fcfa (213 €).
Nous avons passé une autre commande de 80 lampes solaires mais une panne du panneau solaire qui alimente l’atelier de Daoudadey a retardé la production. Fin mai, les lampes devraient être terminées. 

lundi 9 janvier 2012

Mission décembre 2011



Une mission s'est déroulée fin décembre 2011 à Ouagadougou où Boubacar Ousmane et Ablaziz Amadou (respectivement gestionnaire du projet et responsable technique) m'ont rejointe. (Mission au Burkina Faso toujours pour des raisons de sécurité).




Cette mission a permis de faire le point sur le positionnement actuel des actions que nous menons depuis 2006 au Niger, dans la Région de Dosso, et de préparer l'année 2012.

POSITIONNEMENT ACTUEL

I) Les Centres d'apprentissage et de développement rural (CADER)

Outre les commandes villageoises, on assiste à une spécialisation progressive des centres :

- A Tchambanga :
- fabrication de charrettes et de fours à économie de bois,
- déplacements sur les marchés environnants avec le  matériel : multiples réparations de charrettes, vélos, portes de cases .... et  de bonnes recettes.
Le moment est venu pour eux de prendre un ou deux apprentis.

Les jeunes artisans en action sur le marché de Yambaré (à 15 km de piste de Tchambanga)

- A Daoudadey :
-  fabrication des boîtiers des lampes solaires,
- transmission des savoir-faire : ce centre se spécialise dans la formation des apprentis en menuiserie bois, couture et broderie. Chaque jeune artisan forme actuellement un (ou une) apprenti(e).
Cette formation des apprentis est suivie par Ablaziz qui  initie les jeunes artisans (nos anciens stagiaires)  à la transmission de leur savoir-faire.

Les jeunes apprenties formées en broderie par Mariama

- A Tchangalla :
-  fabrication des pieds des lampes solaires et des tables commandées pour les écoles .
-  poursuite de la formation à la production de plants arboricoles sur le jardin école.

La pépinière du jardin école

Il reste à équiper ce centre d'un  groupe électrogène afin de  pouvoir exercer la menuiserie métallique pour laquelle les jeunes ont été formés par leurs collègues de Tchambanga (recherche de fonds en cours).

L'ensemble des activités est coordonné par l'Union des coopératives, en particulier les commandes d'équipement des écoles passées grâce à vos dons et aux actions que nous menons..

II) Les sites de maraîchage

La nouvelle saison a commencé en novembre et l'activité a repris sur les sites de maraîchage que nous avons contribué à mettre en place (voir article sur Tidirka).

Tout ce que nous avons impulsé est "vivant" et autour de ces réalisations, les villageois ont pris conscience de leur capacité à agir pour l'amélioration de leurs conditions de vie. Au total, environ 400 familles ont bénéficié de nos actions (4 000 personnes sur la base de 10 personnes par famille).
L'autre point important est la mise en capacité  des jeunes que nous avons formés à transmettre à leur tour leur savoir-faire.

PROGRAMME 2012-2014
Des projets sont en cours, à la demande des villageois qui nous ont sollicités  :
- ouverture d'un nouveau CADER à Adiga Lélé (département de Gaya),
- développement de pépinières maraîchères pour renforcer l'agriculture familiale et mieux lutter contre la malnutrition (la saison céréalière a été déficitaire et le risque de pénurie est présent).

L'ouverture d'un autre CADER est à l'étude à la demande d'une association d'éleveurs qui se sont sédentarisés dans la Région d'Agadez suite à la perte de leurs troupeaux pour cause de sécheresse.

Les dossiers de recherche de financement sont en cours.

Ces nouveaux chantiers, gérés en autonomie croissante par l'équipe d'encadrement nigérienne, serviront de supports à la formation à la conduite de projets que nous leur dispensons. Ils pourront alors, dans l'avenir,  répondre eux-mêmes aux opportunités qui pourront se présenter localement sur la base des implantations réalisées avec MADELA.

Ainsi,                                                                                                   
      grâce à votre générosité  et à la confiance de nos bailleurs,    
une dynamique de développement    est en place dans notre zone d'intervention, dynamique qui s'appuie sur les jeunes et les villageois qui sont en phase d'autonomisation. et sur les compétences acquises  par l'équipe d'encadrement, gage de pérennité.                                                                                              

Pour 2012 également,
                 des concerts et des actions en France ..... à suivre ....

mercredi 14 décembre 2011

Maraîchage à Tidirka

Dans le cadre du suivi des activités, les responsables de l'Union, Ousmane et Ablaziz,  ont fait une visite sur le site de Tidirka que nous avions financé en 2009.

Les villageois étaient sur le site et préparaient le terrain pour la  culture maraîchère en saison hivernale.


Nettoyage du site



Préparation des planches


Une réunion a été organisée à l'issue de la visite


Les villageois ont commencé tardivement la préparation du site du fait des travaux champêtres qui se sont prolongés cette année avec, de surcroît, la perspective d'une récolte en céréales déficitaire.

Les exploitants ont fait part du manque de semences et surtout du manque de plants qui leur auraient permis d'avoir des légumes plus rapidement.

Ousmane et Ablaziz ont pu leur fournir des semences et ont expliqué que le projet de pépinière en cours de recherche de financements devrait se réaliser pour la saison prochaine ce qui permettrait de démarrer les cultures dès le mois d'octobre et de faire deux récoltes de légumes pendant la saison hivernale et même d'envisager la culture en saison pluviale (de juin à septembre).

Un espoir important alors qu'une crise alimentaire s'annonce ...

Revoir la réalisation du site, cliquez ci-dessous :



 

mercredi 26 octobre 2011

Afrique : sortir de la pauvreté par le développement rural

Le premier pays où nous avons mis en œuvre notre programme est le Niger.

Fichier:Niger carte.gif

Le Niger (capitale Niamey) est un pays enclavé du Sahel. Il compte 15 200 000 habitants (projection 2011), et l’IDH place ce pays 167ème/169. (l’Indice de Développement Humain recense tous les critères du sous développement : taux de natalité, de fécondité, de scolarisation, d’analphabétisme, revenu par habitant …).

La population est essentiellement rurale (90%). Dans les villages survit un capital humain isolé et abandonné. Les jeunes garçons sont désœuvrés et attendent de partir en exode ; les jeunes filles sont vouées aux corvées et au mariage précoce.

Le village se trouve alors vidé de ses forces vives. Restent au village les femmes, les jeunes enfants et les personnes âgées. Le village se dégrade, les investissements qui ont pu être réalisés dans le cadre de différents projets ne sont pas entretenus et les villageois perdent tout espoir. L’artisanat est pratiquement inexistant.
La seule période d’activité est la saison des pluies, de juin à septembre. La population est alors mobilisée pour pratiquer la culture des céréales qui permettront de se nourrir le reste de l’année.

Les villages sont isolés, les déplacements se font en empruntant des pistes de sable et la population vit en économie de survie et est malnutrie. On compte entre 1 500 et 3 000 habitants par village.

Les sociétés villageoises sont traditionnelles, hiérarchisées et organisées autour du Chef de village et des Anciens qui sont les Sages. Les femmes et les filles sont surchargées de travail et le taux de fécondité est au Niger le plus élevé du monde.

Pourtant, au niveau local, des solutions existent.

Nous sommes en présence d’un capital humain abandonné alors qu’il aspire à un avenir meilleur. Les villages étudiés ont un profil particulier : bien que très pauvre, la population est sortie de l’extrême pauvreté grâce au travail des différentes Ong qui sont intervenues (accès à l'eau par des puits ou des forages,case de santé), et les villageois commencent à percevoir que « c’est possible » mais ils sont totalement dépourvus pour agir.

Le programme que nous avons conçu s’applique à ce type de village qui, bien que toujours vulnérable, est sorti de l’extrême urgence. L'objectif est de créer avec eux une dynamique de développement en phase avec leur culture, dynamique qui se diffusera ensuite de façon plus large.

A l'issue d'une réunion villageoise, une femme nous a dit :

"Arrêtez de nous donner, apprenez-nous à faire !"

Nous l'avons écoutée.